Rechargeable et fabriqué en France
Le maquillage rechargeable, comment ça marche au quotidien
Quand une teinte est finie, on rachète la coupelle et pas la Mood Box. Dix secondes, sans outil. Voici ce que ce principe change dans une trousse au fil des mois.
Elle a posé son sac sur le comptoir et elle en a sorti quatre palettes. Toutes entamées, toutes cabossées dans un coin. Sur chacune, deux teintes creusées jusqu’au fond, et les autres encore lisses, jamais touchées. Elle m’a dit qu’elle n’osait pas les jeter, parce que c’est du gâchis, et qu’elle n’osait pas non plus en racheter, parce que ce serait recommencer la même chose.
Alors on a parlé du maquillage rechargeable, comment ça marche au juste, et surtout de ce que ça change. Le mécanisme se comprend en dix secondes. Ce qu’il change dans une trousse, ça se voit sur une année.
Rechargeable ne veut pas dire la même chose partout
Le mot est sur beaucoup d’emballages, et il ne recouvre pas la même chose d’une marque à l’autre. Parfois c’est un flacon qu’on remplit à partir d’un grand format. Parfois c’est un étui de carton qu’on change autour d’un produit identique. Parfois c’est un boîtier qu’on rachète avec des couleurs qu’on n’a pas choisies.
La déception vient souvent du même endroit : on a acheté une palette rechargeable sans avoir regardé ce qui se rechargeait. Devant n’importe quel produit qui porte le mot, posez-vous trois questions. Qu’est-ce qui se garde ? Qu’est-ce qui se rachète ? Le remplacement se fait-il à la main, sans outil et sans renvoyer le produit quelque part ?
Le maquillage rechargeable, comment ça marche chez Irisé : la coupelle sort, une autre rentre, le boîtier ne bouge pas. La Mood Box se vend vide, elle a six places et un miroir dans le couvercle, et vous la remplissez teinte par teinte. Quand une teinte est finie, vous rachetez la coupelle seule.
Le geste : pousser par le dessous, clipser la neuve
C’est le moment où les clientes s’attendent à une manipulation compliquée. Il n’y en a pas.
- Ouvrez la Mood Box et tenez-la dans la main, pas posée à plat sur la table.
- Poussez l’ancienne coupelle par le dessous. Elle sort d’un coup.
- Posez la neuve à plat dans la place libérée. Elle clipse toute seule.
Dix secondes, sans outil. C’est vraiment tout, et c’est pour ça que je préfère le montrer plutôt que l’expliquer.
L’erreur que je vois le plus souvent : attaquer la coupelle par le bord, avec un ongle ou avec la pointe d’un objet. On abîme le bord, on tord parfois la coupelle, et surtout ça ne sort pas. Le geste passe par le dessous, jamais par le dessus. Deuxième réflexe qui rate, et c’est le plus fréquent des deux : pousser alors que la Mood Box est posée sur le comptoir. Vous poussez contre la table, rien ne bouge, et vous en concluez que ça ne se démonte pas. Levez la Mood Box, recommencez, c’est réglé.
Deux circuits : les coupelles et la cartouche du rouge
Il y a deux systèmes dans la maison, et les confondre est la source de la plupart des mauvaises surprises.
Le premier circuit, c’est celui de la Mood Box. Il concerne cinq familles de coupelles : l’anti-cernes, le fond de teint poudre, le fard à joues, le fard à paupières et le fard crème. Toutes se trouvent sur la page Recharge Mood Box et toutes se posent dans le même plateau.
Le second circuit, c’est celui des lèvres, et il est complètement séparé. Le rouge à lèvres rechargeable a un étui qui se garde et une cartouche de couleur qui se remplace. Cette cartouche ne se pose pas dans la Mood Box, jamais. Elle ne va que dans son étui.
Et il y a un piège que je préfère nommer, parce qu’il coûte un achat pour rien : le rouge à lèvres mat ne se recharge pas. C’est un format complet. Si vous achetez une recharge de rouge en pensant la glisser dans votre mat, elle n’ira pas. Le test qui tranche en deux secondes : regardez si votre étui s’ouvre par le bas. Seul le rechargeable se démonte. Faites attention aussi au nom Diva, qui existe à la fois en rouge mat, en rouge rechargeable et en recharge : le nom ne vous dit pas lequel vous tenez, l’étui si.
Ce qu’on garde, ce qu’on remplace
C’est le tableau que je dessine sur un bout de papier quand la question revient.
| L’objet | Ce qui reste chez vous | Ce que vous rachetez |
|---|---|---|
| La Mood Box | Le boîtier, son miroir, son plateau à six places | La coupelle dont la teinte est finie |
| Le rouge à lèvres rechargeable | L’étui | La cartouche de couleur |
| Le rouge à lèvres mat | Le produit entier, il n’a pas de recharge | Rien, on le rachète complet |
| Les pinceaux | Tout, ils se lavent à l’eau tiède et au savon doux | Rien |
Lu comme ça, le principe devient simple : ce qui se salit se lave, ce qui se vide se remplace, ce qui se garde ne se rachète pas. C’est toute la logique d’un maquillage anti-gaspillage, et elle n’a rien de militant. C’est une question de bon sens devant une poubelle.
Toutes les recharges vont dans le même boîtier, le fard crème compris
On me demande souvent si le fard crème a besoin d’un autre contenant, parce que ce n’est pas une poudre. Non. Il se pose dans la Mood Box comme les autres, dans le même plateau, à côté des poudres.
Ce qui change d’une coupelle à l’autre, ce n’est pas le boîtier, c’est la place qu’elle occupe.
| La coupelle | Places sur six |
|---|---|
| Fard à paupières | 1 |
| Anti-cernes | 1 par teinte, et il se prend toujours en duo, donc 2 |
| Fard à joues | 2 |
| Fard crème | 2 |
| Fond de teint poudre | 4 |
C’est le vrai arbitrage, et il vaut mieux le connaître avant d’acheter qu’à la cinquième coupelle. Dès que le fond de teint entre dans la Mood Box, il reste deux places : un fard à joues, ou deux fards à paupières, ou le duo d’anti-cernes. Avec un fond de teint, on ne peut pas avoir à la fois les joues et les yeux dans la même Mood Box. Ce n’est pas une punition, c’est une contrainte qui se contourne : une coupelle qui fait deux gestes règle souvent le problème. Les quatre fards à joues se portent aussi sur les yeux, et le fard crème va des joues aux yeux et aux lèvres : une seule coupelle, deux zones maquillées. Ces arbitrages se voient en direct quand vous composez votre Mood Box, place par place.
Se tromper de teinte coûte une coupelle, pas une trousse
Voilà, à mes yeux, ce que le rechargeable change vraiment. Dans une palette classique, une teinte qui ne vous va pas reste là pendant des années. Vous ne la portez pas, vous ne la jetez pas, et elle occupe une place que vous n’avez plus. C’est exactement ce que ma cliente avait dans son sac ce matin-là.
Avec une coupelle, l’erreur se répare : vous poussez, vous remplacez, et vous n’avez perdu qu’une teinte. Changer une coupelle de maquillage n’engage pas la Mood Box entière.
Cela dit, je préfère éviter l’erreur que la réparer. Une teinte se juge sur une peau démaquillée, à la lumière du jour, jamais sur un écran. Si vous êtes à Paris ou à Lyon, les testeurs sont en boutique et c’est encore ce qu’il y a de plus sûr. Si vous ne pouvez pas venir, une maquilleuse vous répond en visio et regarde votre peau avec vous : c’est le plus proche du comptoir qu’on sache faire à distance, et ça se demande depuis la page contact.
Ce que ça change au bout d’un an
La première année, il ne se passe pas grand-chose de visible. Vous vous maquillez, les coupelles descendent, certaines plus vite que d’autres. C’est au moment où la première se vide que le système se révèle.
Vous n’allez pas en boutique pour choisir une palette. Vous y allez pour une teinte, celle-là, dont vous connaissez le nom, parce que c’est la seule que vous ayez usée jusqu’au fond. Et ce que vous rapportez, c’est une recharge de maquillage, pas un objet de plus.
Au bout d’un an, la Mood Box est devenue un relevé de ce que vous portez vraiment. Les coupelles creusées sont vos teintes de tous les jours. Celles qui n’ont pas bougé vous disent quelque chose aussi : la prochaine fois, elles ne reviennent pas, et la place sert à autre chose.
Un dernier réflexe, celui qu’on prend en boutique quand on referme une Mood Box tout juste composée : nommez-la. Une étiquette sur le couvercle, un mot, et derrière, les noms des teintes que vous avez mises dedans. Six mois plus tard, quand une coupelle est vide, vous n’avez pas à chercher : vous lisez le nom et vous rachetez la même coupelle, sur la page Recharge Mood Box, sans avoir à retrouver de mémoire ce que vous aviez pris. C’est un détail de rien du tout, et c’est ce qui fait la différence entre une Mood Box qu’on recharge et une Mood Box qu’on remplace.
Vos questions
Comment remplace-t-on une coupelle finie ?
Vous tenez la Mood Box dans la main, ouverte, et vous poussez l'ancienne coupelle par le dessous : elle sort d'un coup. Vous posez la neuve à plat dans la place libérée, elle clipse toute seule. Dix secondes, sans outil, et vous gardez le même boîtier.
Toutes les recharges vont-elles dans le même boîtier ?
Toutes les recharges de la Mood Box, oui : l'anti-cernes, le fond de teint poudre, le fard à joues, le fard à paupières et le fard crème se posent dans le même plateau. Seule la recharge de rouge à lèvres fait exception, elle va dans l'étui du rouge rechargeable. Ce qui change d'une coupelle à l'autre, ce n'est pas le boîtier, c'est le nombre de places qu'elle occupe.
Comment recharge-t-on un rouge à lèvres ?
Le rouge à lèvres rechargeable a un étui qui se démonte et une cartouche de couleur qui se remplace : vous gardez l'étui, vous rachetez la recharge. Le rouge à lèvres mat, lui, est un format complet et ne se recharge pas. Pour savoir lequel vous avez en main, regardez si votre étui s'ouvre par le bas : seul le rechargeable se démonte.
Que faire d'un boîtier dont on n'utilise que deux teintes ?
Gardez-le et servez-vous des deux teintes jusqu'au bout, c'est encore le moins gaspilleur. Quand vous composerez une Mood Box, prenez ces deux teintes comme point de départ plutôt que de repartir d'une grille toute faite : vous savez déjà ce que vous utilisez vraiment. La Mood Box se vend vide et se remplit place par place : rien ne vous oblige à la garnir d'un coup, vous complétez plus tard.
Maude
Fondatrice d’Irisé
J'ai créé Irisé avec une idée simple : apprendre les gestes avant de vendre les produits. Je suis en boutique la plupart du temps, et ce que j'écris ici, c'est ce que je répète chaque semaine devant le miroir.