Apprendre à se maquiller à Paris : ce qu'on vient y chercher
On ne vient pas se faire maquiller, on vient apprendre à le faire soi-même. Voici ce qu'on vient chercher dans le cinquième, et ce qu'on emporte en repartant.
Elle est entrée un mardi en fin de journée, sac de bureau à l’épaule, et elle a posé sa trousse sur le comptoir avant de dire bonjour. Dedans : un fond de teint, un crayon, un mascara. Elle m’a dit, presque en s’excusant, qu’elle mettait ça tous les matins depuis huit ans et qu’elle serait incapable de m’expliquer pourquoi. Elle ne venait pas chercher un produit de plus. Elle voulait comprendre ce que faisaient ses mains.
C’est la première raison pour laquelle on vient apprendre à se maquiller à Paris, et ce n’est pas celle qu’on imagine. Ni l’envie d’un maquillage de soirée, ni la panique devant un rayon. C’est le jour où on se rend compte qu’on répète un geste attrapé à dix-sept ans, devant le miroir d’une chambre, sans que personne ne l’ait regardé. Un geste que personne n’a regardé ne s’améliore pas tout seul. Il se fige.
Une Irisé Party, c’est le nom du cours en boutique
Chez IRISÉ, le cours s’appelle une Irisé Party. Le nom sonne joyeux, et c’est voulu, mais il désigne une chose précise : un cours d’auto-maquillage, en boutique, avec une maquilleuse professionnelle diplômée d’une école de maquillage. Auto-maquillage, ça veut dire qu’on ne vous maquille pas. On vous apprend à le faire, sur votre visage, avec votre main.
À Paris, ça se passe au 71 rue Galande, dans le cinquième. Un cours d’auto-maquillage au Quartier latin, c’est une boutique en rez-de-chaussée, une table, un miroir, la lumière de la rue qui entre. Vous venez seule, à deux, à trois, ou en groupe pour un enterrement de vie de jeune fille, un anniversaire ou une sortie d’équipe. À partir de six personnes, la boutique est privatisée. Le détail des formats est sur la page des Irisé Party, et ce qui est propre à la boutique du cinquième sur la page parisienne.
Un mot de vocabulaire, parce qu’il aide à trouver la bonne porte. Quand on cherche un atelier maquillage à Paris, on tombe surtout sur des écoles qui forment des professionnels. Ici, on travaille sur le visage de la personne assise, et sur son mardi matin.
Ce qu’on vient chercher quand on se maquille depuis des années
Les débutantes complètes existent, et elles sont les bienvenues. Mais la plupart des femmes qui viennent apprendre à se maquiller à Paris se maquillent déjà, tous les jours, depuis longtemps. Elles ne partent pas de zéro. Elles viennent comprendre ce qu’elles font.
La demande revient dans les mêmes mots. Ça tient le matin, à midi ça a bougé. Ma teinte, je l’ai achetée trois fois et elle n’a jamais été juste. Mon trait n’est pas le même des deux côtés. Et la phrase qui revient le plus : j’en mets beaucoup pour pas grand-chose.
Dans presque tous les cas, le produit n’est pas en cause. C’est la quantité, la zone, l’ordre, ou le support sur lequel on pose. Quatre choses qui se voient en une séance et pas seule devant un miroir : on ne peut pas à la fois faire le geste et le regarder.
Les automatismes qu’on garde et ceux qu’on laisse tomber
Je n’ai jamais vu arriver quelqu’un qui faisait n’importe quoi. Je vois des gestes qui ont été justes un jour, sur un autre visage ou à un autre âge, et qu’on répète depuis. On trie.
| L’automatisme | Ce qu’il donne vraiment | Ce qu’on en fait |
|---|---|---|
| Charger le pinceau et poser directement | La première zone touchée prend tout, le reste manque | On garde le pinceau, on tape l’excédent avant de poser |
| Commencer par le fond de teint partout | On en met plus que nécessaire pour rattraper une seule zone | On neutralise d’abord cette zone, on unifie ensuite, très fin |
| Poser le fard à joues bas et vers le nez | L’air de poupée, celui qui fait arrêter le fard à joues | On remonte : du haut de la pommette vers la tempe |
| Juger sa teinte dans la salle de bains | Une teinte qui vire dès qu’on sort | On regarde sa peau démaquillée, à la lumière du jour |
| Faire un œil en entier, puis l’autre | Deux traits différents, le second qui poursuit le premier | Une étape à la fois, sur les deux yeux en parallèle |
Deux erreurs reviennent plus souvent que toutes les autres. La première, c’est la quantité : nos poudres sont fortement pigmentées, une touche suffit, et le réflexe de charger le pinceau vient des produits qu’on avait avant. La seconde, c’est l’endroit : le fard à joues posé trop bas. Beaucoup de femmes m’annoncent qu’elles n’en mettent plus parce que ça ne leur va pas. Il leur allait très bien. Il était posé à deux centimètres de là où il fallait.
La lumière du jour, du bureau et du soir ne demandent pas le même maquillage
Ce sujet n’arrive jamais dans la demande de départ. On se maquille dans une salle de bains, tôt, sous une lumière artificielle et venue du haut. Puis on sort, et la journée se passe sous des éclairages qui n’ont rien à voir.
Le néon du bureau aplatit : il efface le relief et fait ressortir la matière, un teint trop couvrant s’y voit tout de suite. La lumière du jour ne pardonne pas les démarcations sur la mâchoire, mais elle rend tout le reste plus facile. Le soir, à la lumière chaude et basse, on peut appuyer, et une bouche franche tient le rôle à elle seule.
On n’apprend pas trois maquillages. On apprend un maquillage et deux réglages : ce qu’on ajoute avant de sortir le soir, ce qu’on allège pour une journée sous les néons. C’est un des vrais apports d’une séance d’auto-maquillage à Paris.
Le déroulé de la séance, dans l’ordre
On parle de vos habitudes, on démaquille, on regarde votre visage à la lumière de la boutique. Puis on avance dans l’ordre : teint, joues, yeux, lèvres. Pour chaque geste, je le fais sur une moitié de votre visage, lentement, en disant à voix haute ce que fait ma main. Vous faites l’autre moitié.
Cette moitié-là est le cœur de la séance : c’est elle qui vous apprend quelque chose, parce que vous la referez seule le lendemain. Le détail de chaque étape est raconté dans les autres articles du thème apprendre.
Se maquiller vite le matin, quand on part travailler
C’est l’objection que j’entends le plus : j’ai cinq minutes, pas plus. Cinq minutes, c’est largement assez, à condition de connaître l’ordre. Ce qui prend du temps, ce n’est pas le maquillage : c’est l’hésitation entre deux produits, et les rattrapages.
L’ordre d’un matin pressé tient en quatre gestes :
- Neutraliser, et cette zone-là seulement. La teinte la plus foncée du duo d’anti-cernes, trois petites touches dans le creux du cerne, au plus près du nez, jamais sur toute la poche. On estompe par petites pressions de l’annulaire, sans frotter. La teinte claire du duo vient ensuite, au coin interne de l’œil et sur la ligne haute de la pommette.
- Unifier par-dessus, très fin, au pinceau Teint : on charge, on tape le manche pour faire tomber l’excédent, on pose au centre du visage (front, nez, menton), puis on étire vers l’extérieur avec ce qui reste. Les bords ne reçoivent presque rien, et c’est ce qui évite la démarcation sur la mâchoire.
- Poser les joues. Souriez, repérez le haut de la pommette, remontez d’un doigt vers la tempe : c’est là que ça commence, et jamais sous la ligne du nez.
- Une bouche, si vous en avez envie : au centre de la lèvre d’abord, puis on étire vers les commissures avec ce qui reste. C’est l’inverse du réflexe, et c’est ce qui évite la bavure.
Les trois premiers gestes sont affaire de secondes une fois qu’on les tient. C’est là que la Mood Box prend son sens dans une vie parisienne : un boîtier, six places, ce que vous utilisez vraiment, rien à chercher dans un tiroir à sept heures du matin.
Réserver à Paris : tout est sur la page de la boutique
Un détail change souvent la date choisie. Le jeudi, la boutique parisienne reste ouverte jusqu’à 20 h. C’est le créneau de celles qui sortent du bureau sans poser leur journée, et il part le premier. Le samedi, l’ambiance est plus bavarde : c’est le jour des duos mère-fille et des groupes.
Les créneaux parisiens sont sur la page de réservation de la boutique de Paris, et ceux des deux villes sur la page de réservation des Irisé Party. Vous n’apportez rien, vous pouvez arriver maquillée, on démaquille sur place. Et si vous venez pour une occasion précise, un mariage ou une prise de poste, dites-le en réservant : la séance se construit autour.
Vos questions
Le cours s'adresse-t-il aussi à celles qui se maquillent déjà ?
Oui, et c'est même un cas très fréquent en boutique parisienne. Une femme qui se maquille tous les matins depuis dix ans a des gestes installés, jamais regardés par personne, et c'est exactement ce qu'on vient corriger. Le travail consiste alors à garder ce qui marche et à défaire deux ou trois automatismes, pas à tout réapprendre.
Repart-on avec une liste de produits à acheter ?
Non. La maquilleuse vous dit ce qui vous sert et, tout aussi clairement, ce dont vous n'avez pas besoin, y compris quand vous l'avez déjà dans votre trousse. Beaucoup de clientes repartent avec leurs gestes et rien d'autre, et la séance a très bien fonctionné.
Où trouver l'adresse et les horaires de la boutique parisienne ?
La boutique parisienne est au 71 rue Galande, dans le cinquième arrondissement, au cœur du Quartier latin. Elle est ouverte du mardi au samedi, de 11 h à 19 h, et jusqu'à 20 h le jeudi. Les créneaux disponibles sont affichés sur la page de réservation des Irisé Party.
Maude
Fondatrice d’Irisé
J'ai créé Irisé avec une idée simple : apprendre les gestes avant de vendre les produits. Je suis en boutique la plupart du temps, et ce que j'écris ici, c'est ce que je répète chaque semaine devant le miroir.